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Tous les gens de bonne volonté aspirent à la paix, mais les guerres ne cessent de se multiplier dans le monde, et des milliers d’innocents sont tués. Le vingtième siècle a connu les horreurs de deux guerres mondiales, et ce qui se passe actuellement en Iran et au Moyen-Orient fait courir le risque d’une troisième guerre mondiale encore plus meurtrière, puisque les armes sont maintenant plus puissantes et plus destructrices. Est-ce qu’une guerre peut être «juste»? (voir page 16) Comment empêcher une telle catastrophe?
On peut lire au n. 2304 du Catéchisme de l’Église catholique: «Le respect et la croissance de la vie humaine demandent la paix. La paix n’est pas seulement absence de guerre et elle ne se borne pas à assurer l’équilibre des forces adverses. La paix ne peut s’obtenir sur terre sans la sauvegarde des biens des personnes, la libre communication entre les êtres humains, le respect de la dignité des personnes et des peuples, la pratique assidue de la fraternité. Elle est «tranquillité de l’ordre» (selon la définition de saint Augustin). Elle est oeuvre de la justice (cf. Is 32:17). et effet de la charité (cf. Gaudium et Spes 78, §§ 1-2).
La paix n’est pas seulement l’absence de guerre, mais «la tranquillité de l’ordre». Quelle sorte d’ordre? Un ordre qui permet la vie en société, l’épanouissement des personnes en les respectant dans leur dignité et leurs droits, un ordre fondé sur la vérité, animé par la charité, et soutenu par la justice.
Qu’est-ce que la justice? Saint Thomas d’Aquin, dans sa Somme théologique, la définit comme étant de «rendre à chacun ce qui lui est dû». Nous pouvons diviser cette définition en deux parties: ce qui est dû à Dieu et ce qui est dû à l’homme, aux êtres humains.
Ce qui est dû à Dieu, c’est la vertu de religion, qui consiste à rendre à Dieu le culte, l’adoration et l’obéissance qui lui sont dus en tant que Créateur et Seigneur.
Ce qui est dû à l’homme: parce qu’il est créé à l’image de Dieu, chaque être humain doit recevoir le respect de sa dignité, la vérité, l’équité, la protection de ses droits fondamentaux. Dans le Décalogue, les commandements 4 à 10 définissent concrètement ce que chacun doit à son prochain: honneur (parents, autorités légitimes), respect de la vie, respect de la pureté, respect des biens d’autrui, respect de la vérité, respect de l’intégrité intérieure (ne pas convoiter).
Agir pour la paix, c’est donc travailler à l’établissement de la justice dans le monde (voir page 10). Et pour nous, créditistes de Vers Demain, disciples de l’école de la Démocratie économique de Clifford Hugh Douglas et Louis Even, ce qui est dû à chaque être humain, c’est un dividende social, une somme d’argent versée mensuellement représentant sa part d’héritage des richesses naturelles et du progrès, des inventions héritées des générations précédentes.
Pour nous de Vers Demain, la justice nécessite aussi un système d’argent honnête, qui permette aux gens de se procurer les biens dont ils ont besoin, et de «rendre financièrement possible ce qui est physiquement réalisable» (voir page 4), de pouvoir tout simplement utiliser les ressources, biens et services disponibles, sans engendrer des dettes impayables, de faire de l’argent une représentation des réalités, la permission de les obtenir, plutôt que de crever de faim devant l’abondance de nourriture et de produits parce qu’on n’a pas d’argent.
On a parlé de rendre à Dieu et à l’homme ce qui leur est dû. Cela nous fait penser à cette fameuse phrase de l’Évangile: «Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu» (Mt 22, 21). Différentes interprétations sont données à cette phrase, surtout celle de l’obligation de payer nos taxes au gouvernement, à «César», sans rechigner. Louis Even en donne une interprétation différente, qui met justement une limite aux pouvoirs de César, et offre des possibilités nouvelles pour se libérer des problèmes financiers (voir page 6).
La paix est un don de Dieu qu’on doit lui demander, qui peut donc être obtenue par la prière. C’est ce que le pape Léon XIV explique dans son plaidoyer pour la paix (voir page 11), en expliquant lors de son voyage apostolique en Afrique (voir page 24) quelles sont les conditions de justice pour avoir effectivement cette paix. Une prière particulièrement efficace pour obtenir la paix est le Rosaire, ou chapelet de la Vierge Marie (voir page 18).
La Vierge Marie n’a d’autre désir que de nous conduire à son Fils Jésus, comme elle le fait dans toutes ses apparitions. La France a particulièrement été comblée des faveurs de Marie au 19e siècle par plusieurs apparitions, y compris celle de Pellevoisin, dont on célèbre le 150e anniversaire en 2026 (voir page 20).
Il nous faut redécouvrir les vraies valeurs (voir page 30) et les enseigner à nos enfants (voir page 17). Dans toute cette action pour la justice, l’amour de Dieu et l’amour du prochain, la Vierge Marie demeure pour nous tous un modèle (voir page 32). Bonne lecture!