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S'endetter ou équilibrer le budget ? C'est l'éternelle question. Deux grandes écoles
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| J.M. Keynes |
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| L. von Mises |
Deux exemples actuels
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| Justin Trudeau |
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| Javier Milei |
Et pour l'autre école de pensée, celle de von Mises, qui dit qu'il faut plutôt éviter les déficits et couper dans les dépenses, on peut citer le nouveau président de l'Argentine, Javier Milei, qui se réclame ouvertement de cette école de pensée, et a fait campagne avec une tronçonneuse en main, promettant de couper drastiquement dans les dépenses de l'État (jusqu'à 40%), y compris dans l'aide aux plus démunis, blâmant les gouvernements précédents d'avoir endetté le pays. Dans tous les pays du monde, c'est soit l'une ou l'autre de ces situations.
Il y a encore quelques années, la pratique courante était de faire des déficits et de s'endetter quand l'économie va mal, et de rembourser la dette (faire des surplus budgétaires) quand l'économie va bien, pour empêcher la dette de devenir hors de contrôle. Mais aujourd'hui, tous les gouvernements semblent devenus accros (dépendants) de la drogue de la dette.
S'endetter représente tout simplement des taxes supplémentaires pour l'avenir, mais comme on peut le voir sur la caricature ci-haut, même si les deux discours (endettement et austérité) semblent s'opposer, les deux sont basés sur le même système d'argent créé sous forme de dette. En effet, si on ne s'endette pas, il n'y a tout simplement pas d'argent en circulation, c'est un système sans issue : ou bien on s'endette à perpétuité, ou bien on crève de faim en voulant rembourser la dette. Par exemple, quand Pierre Poilièvre, le chef de l'opposition, accuse le premier ministre Justin Trudeau de trop dépenser et de faire des déficits énormes, celui-ci réplique : « Et vous, M. Poilièvre, si vous devenez premier ministre, dans quelles dépenses allez-vous couper ? »
La solution de la démocratie économique (aussi appelée Crédit Social),
enseignée par l'ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas (1879-1952) et
reprise par Louis Even (1885-1974) se situe au-dessus de ces deux solutions,
et leur est de loin supérieure, puisqu'elle permet à la fois le
développement du pays sans s'endetter, et permet aussi aux consommateurs de
choisir dans la production offerte ce dont ils ont besoin, grâce à un
pouvoir d'achat suffisant. Plus d'argent et moins de dette : c'est ce que le
système financier actuel ne peut accomplir, mais que pourrait faire la
Démocratie Économique (voir l'article en page suivante).